Clap de fin pour le Projet Bradbury

Et voilà, c’est fini, rideau.

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Il y a un peu plus d’un an, Julien Simon (plus connu sous le pseudonyme de Neil Jomunsi) se lançait dans un pari un peu fou, en écho aux recommandations de son auteur fétiche, Ray Bradbury :

« Écrire un roman, c’est compliqué : vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose : vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible. »

Décidé à prendre l’avis du maître à la lettre, Julien se lance dans un défi particulièrement ardu : écrire 52 nouvelles en 52 semaines. Au fil des semaines et des mois, il égrène sur son blog des nouvelles de son projet, recense les obstacles qu’il rencontre, livre sa vision d’un marché du livre en pleine mutation. Avec des points d’étape très instructifs pour les apprentis auteurs qu’il inspire…

Qu’est-ce que je retiens, en tant que lecteur, de ce formidable marathon ?

Que Julien a tenu parole. Jamais, en 52 semaines, malgré les doutes, les contraintes alimentaires, ou — plus prosaïquement — la vie, il n’a baissé les bras. Il s’est engagé à satisfaire les lecteurs qui avaient souscrit, et donc payé par anticipation, les 52 nouvelles. Ce n’était pas forcément gagné d’avance, mais il y est parvenu.

Et en tant qu’aspirant auteur ?

Que la régularité prime. Qu’en se poussant dans ses retranchements, qu’avec de la régularité, l’écriture devenait plus fluide, plus assurée. Qu’il était possible de se débarrasser de ses tics d’écriture. Eh oui, il me semble bien, au terme de ce projet, que Julien puisse pleinement revendiquer sa profession d’écrivain. Non pas que ses écrits étaient mauvais au départ, loin de là, mais son style s’est clairement affirmé, promettant de futures œuvres bien maîtrisées.

De plus, la lecture de ses articles relatifs au monde littéraire numérique était empreinte de réflexions pertinentes et passionnées qui, à défaut de solutionner à eux seuls ce microcosme, contribuaient à le faire avancer.

Pour tous ces articles, pour toutes ces nouvelles, je n’ai qu’un seul mot à adresser à Julien :

Merci.

Les nouvelles du Projet Bradbury sont très diverses. Certaines oniriques, d’autres réalistes. Parfois un peu plus SF que fantastiques. Rarement fantasy. Quelques rares n’étaient pas très satisfaisantes, mais plusieurs sont définitivement à ranger dans la catégorie des merveilles.

Toutes les nouvelles sont disponibles sur Kobo, Amazon, iBooks, Youscribe, Smashwords au prix de 0,99 € l’unité. Le Projet Bradbury est également disponible en intégrales (treize nouvelles par recueil, quatre recueils parus). Vous retrouverez la liste complète des nouvelles du projet sur :

http://actualitte.com/blog/projetbradbury/les-nouvelles/

et Deidre s’est lancée dans le marathon de chroniquer chacune d’elles :

http://www.lavisdedeidre.org/index.php?tag/Projet%20Bradbury

Il faut également souligner l’incroyable performance de Roxane Lecomte qui a signé chacune des couvertures sans jamais faillir, et avec un bon goût exceptionnel.

Et… et si je ne devais retenir que cinq nouvelles ?

Et bien, je n’y arriverai pas. Même en sabrant dans mes préférées, je ne parviens pas à limiter ma liste à moins de neuf. Quoi que je fasse, quoi que je dise, il y en a toujours ces neuf-ci qui ressortent (liens affiliés Amazon) :

Si vous ne souhaitez pas acheter les intégrales, je vous recommande malgré tout très chaudement ces nouvelles-là. Pour peu que les genres de la science-fiction, du fantastique et de l’anticipation ne vous indiffèrent pas, elles sont clairement pour vous, et vous transporteront.

Certaines pourraient même vous changer.

Bonne route, Neil. Fais-nous encore rêver, s’il te plaît.

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2 réflexions sur “Clap de fin pour le Projet Bradbury

  1. J’ai découvert Neil par le biais de son blog et j’ai ensuite dévoré tous ses articles à propos de ce projet Bradbury (ou plutôt Bradfurie vu l’intensité qu’il faut garder sur un an).

    Je songe moi-même à relever cet immense défi dans les années à venir. Je salue la performance de Neil. Pouvoir écrire chaque semaine, avec toutes les contraintes autour de la sphère privée que cela peut engendrer. Bravo.

    Des plus inspirants et instructifs.

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