Comment investir, quand on est pauvre, pour prendre son art au sérieux

Il y a peu de temps, l’ami Lionel Davoust s’est pris un sacré shitstorm sur le coin du cigare pour avoir énoncé sur Twitter que « investir, c’est aussi prendre son art au sérieux ». Je ne reviendrais pas sur la maladresse de la formulation, qui laisserait faussement entendre auprès de qui ne connaît pas le bonhomme et tout son travail de fond pour rendre l’écriture accessible au plus grand nombre, que si tu ne claques pas la thune que tu n’as pas dans des logiciels hors de prix, tu ne peux pas être pris au sérieux. Il suffit de lire ses articles pour comprendre que dans son esprit, il n’est pas question que d’investissement financier, mais aussi et surtout d’investissement personnel.

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Laptop and notepad |Photo by Nick Morrison on Unsplash

Au lieu de cela, je vais plutôt montrer que de nombreux outils (informatiques, il en existe également de formidables au format papier, mais considérons que je suis un fétichiste du bit) sont à disposition des auteurs et autrices, qu’elles soient débutantes ou aguerries, la plupart du temps pour pas un rond. Je ne manquerai toutefois pas de souligner l’existence des solutions les plus célèbres ou des plus répandues, même payantes. Ainsi, il y en aura pour toutes les bourses, ainsi que toutes les philosophies (promoteur de logiciels libres et de partage, on ne me refera pas) !

Je ne donne qu’assez peu de commentaires sur chacune de ces solutions, car au-delà de ce que j’utilise ou de ce que j’apprécie, cela reste très subjectif. Testez-les, utilisez-les, faites-vous votre propre idée. Le but est ici de vous exposer à une partie de ce qui existe, ce qui vous aidera à devenir un auteur sérieux (si vous partagez cette notion) 😉

Cette liste sera bien évidemment mise à jour au rythme de vos commentaires, de mes découvertes, des phases de la Lune, de l’humeur de Donald Trump. Ah non, pas Donnie. Il est dangereux, lui. Lire la suite

Prochains salons et ambitions de 2019

Bonjour la blogosphère!

Aujourd’hui, un petit article récapitulatif des salons auxquels je vais participer, avec une triple casquette assez atypique à porter:

  • auteur auto-édité: et oui, j’ai l’auto-édition dans les gènes. Je n’oublie pas d’où je viens, et pourquoi j’y suis;
  • auteur édité: je confie aux éditions du 38 le privilège (hé, hé!) de défendre mes titres majeurs;
  • directeur de collection: à nouveau pour les éditions du 38, qui m’ont fait l’honneur  de me confier leur collection SF.

Passé cet instant de réajustement mental parfois nécessaire à une haute teneur en hybridation, j’aurais donc plein de choses à proposer, présenter, défendre lors des salons suivants:

D’autres dates et lieux se grefferont peut-être au fil de l’avancement de l’année.

Parmi mes ambitions de 2019, je peux lister les projets suivants:

  • conclure les aventures de Lady Bradsley, mon exploratrice de l’occulte actuellement en exclusivité pour mes mécènes et soutiens sur Tipeee;
  • lancer mon chantier majeur de 2019: l’écriture de la suite de Dino Hunter! Car apparemment, vous ne savez pas ce que c’est qu’un one shot et que vous insistez pour avoir une suite. Hé bien, vous serez exaucés! 😀
  • écrire deux nouvelles d’anticipation (pour tenir compagnie à Spores et l’Appétit des Ombres) dont l’un est au stade de synopsis très détaillé, et l’autre au stade de pitch plutôt avancé. Réservé à l’auto-édition!
  • réfléchir et pitcher quelques aventures (nouvelles, novellas?) dans l’univers de Zombie Kebab ;
  • éditer dans la collection du Fou, aux éditions du 38, entre deux et trois projets SF.

Mais comment parvenir à faire tenir tout ce beau planning dans une année complète alors que l’on a la réputation (revendiquée) d’être un auteur lent à écrire, soigneux de ses textes et pas franchement pressé à « livrer »?

En se fixant un objectif d’écriture, tout simplement. J’en ai brièvement parlé sur Twitter et Facebook, mais en m’inspirant du très prolifique (et talentueux!) ami Stéphane Desienne, j’ambitionne d’écrire cette année 1,000 mots par jour. Hé oh, je ne rêve pas, alors ne rêvez pas non plus, cher lecteur. Le vrai objectif, c’est plutôt qu’en fin d’année j’ai une moyenne lissée aux alentours de 500 mots par jour. Si je ne fais que m’approcher de cet objectif là, j’estimerai être l’homme le plus heureux du monde.

Pour cela, pas cinquante solutions: se retrousser les manches, et toucher ses tapuscrits tous les jours, comme le suggère le très professionnel Lionel Davoust, hécatombeur (si si, ça existe maintenant que je l’ai inventé) de millions de signes annuels.

J’essaierai de faire un point mensuel sur l’avancement de mes projets, mais je ne le promets pas. Je préfère privilégier la régularité dans l’écriture, pas à faire mon malin sur le blog ou les réseaux sociaux.

Et si vous me voyez bailler aux corneilles, bottez-moi les fesses. Fort. S’il vous plaît.

 

 

Fifty: « Dépit électronique »

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Suite au concours d’écriture organisé par l’ami Saint Épondyle, je me suis lancé dans mon tout premier Fifty sur le thème « Philip K. Dick ». De quoi s’agit-il? D’une histoire en cinquante mots. Pas un de plus, pas de moins, du moins pour les puristes, d’où l’intérêt d’avoir un compteur de mots parfaitement rodé.

C’est la première fois que je participe à un concours de ce format, et j’ai trouvé l’exercice ardu, mais aussi et surtout super intéressant. Je compte le renouveler, que ce soit à titre personnel ou en guise de participation à une autre compétition!

Allez, je ne vous ferais pas baver plus longtemps avant de vous livrer ma participation:

Elle contempla son visage zébré par les persiennes. Son corps moite gardait les traces de leurs ébats, sa respiration se faisait ronflante. De colère froide, elle saisit le poignard dissimulé sous l’oreiller. M23 savait que ce pervers soi-disant aimant souhaitait la remplacer. Elle serait son dernier jouet sexuel.

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JOANNA CASSIDY as Zhora in Warner Bros. Pictures’ “Blade Runner: The Final Cut.” PHOTOGRAPHS TO BE USED SOLELY FOR ADVERTISING, PROMOTION, PUBLICITY OR REVIEWS OF THIS SPECIFIC MOTION PICTURE AND TO REMAIN THE PROPERTY OF THE STUDIO. NOT FOR SALE OR REDISTRIBUTION.

2015: bilan personnel et factuel

L’année 2015 a été assez molle, du point de vue de l’écriture. Malgré beaucoup de travail, peu de publications effectives, mais rien qui ne me chagrine vraiment. Il faut savoir donner le temps au temps, et si ce n’est pas près, cela ne sert à rien de précipiter les choses et publier.

Ma nouvelle auto-éditée Spores avoisine la centaine de ventes (un score honorable parait-il) depuis Juin 2014, mais l’expérience acquise sur cet unique texte m’a apporté énormément de choses: un réseau d’auteurs, éditeurs et lecteurs, des contacts très enrichissants, une vision certes moins idéalisée mais néanmoins passionnante des milieux de l’édition et de l’auto-édition.

J’ai également eu la chance de pouvoir publier Zombie Kebab chez Walrus. Un texte déjanté qui sied assez bien à leur collection pulp qu’il vous faut absolument découvrir. Les contacts éditoriaux autour de ce projet, brièvement passé par Wattpad, ont été vraiment fascinants et enrichissants. Il est vraiment très agréable de bosser avec les sbires du Morse, il n’y a pas à dire.

Wattpad a également été une drôle de découverte. Mais avec le recul, je dois avouer que je ne m’y sens pas chez moi. Le concept inavoué du « tu me lis, je te lis », les textes très amateurs chargés de lieux-communs, stéréotypes et bourrés de fautes qui raflent les vues et enterrent les textes de qualité qui y figurent pourtant, et mon incapacité à lire autant que je voudrais m’ont finalement poussé à me concentrer sur les textes numériques (auto) publiés sur les plateformes plus traditionnelles. Cela veut-il dire que je n’y reviendrais pas? Y poster des extraits, très certainement. Une oeuvre complète? J’ai déjà tellement de projets de publication en cours que je ne saurais garantir le oui, et encore moins le quand.

Mes projets pour 2016?

J’ai toujours mon roman de Dark Fantasy « Le Dernier Pas de l’Immortelle » à terminer de réécrire, mais je ne suis pour l’instant pas très motivé. Je préfère mener à bien tous les petits projets entamés mais non achevés:

« Sanctum Corpus« , ma nouvelle Cyberpunk Post-Apocalyptique. Je suis en pleine révision, j’espère la terminer pour mi-Janvier, avec peut-être une auto-publication fin Janvier si je lui trouve une chouette couverture.

« Lady Bradsley, exploratrice de l’occulte » stagne toujours à trois épisodes écrits sur six. Faudrait vraiment que je m’y remette tant ce projet m’enthousiasme. Je ne lui ai pas encore trouvé d’éditeur, mais je suis en parallèle très tenté de l’auto-éditer également, pour conserver un maximum de liberté éditoriale.

J’ai également quelques synopsis de prêts. Une autre nouvelle d’anticipation, au format de Spores. Un Space Opéra bien sombre et désespéré, qui deviendra peut-être une novella. Peut-être quelques participations à des AT, si je trouve le temps (l’inspiration ne manque pas).

Allez, puisque WordPress.com m’a pré-mâché le travail, enchaînons avec le modeste bilan 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 4 100 fois en 2015. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 3 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Réseaux sociaux: assurer sa publicité sans polluer

En tant qu’usager d’un réseau social, comme Twitter, par exemple, lorsque vous êtes harassé douze fois par jour par des messages à caractère publicitaire en provenance de la même personne, cela vous agace. Vous en venez généralement à trois solutions extrêmes, en fonction de votre caractère:

  • Vous vous clashez avec lui
  • Vous vous désabonnez de son fil/compte
  • Vous utilisez les fonctionnalités du réseau social pour le passer sous silence sans forcément vous désabonner

En tant qu’auteur —probablement autoédité— cherchant à faire connaître favorablement ses ouvrages, chacune de ces trois solutions est particulièrement néfaste. Il est donc important pour vous de respecter vos abonnés, si vous souhaitez avoir une chance d’être lu ou découvert.

Oui, les respecter. C’est en vérité la seule chose que vous ayez à faire, surtout si vous attendez du respect (de la reconnaissance, de la notoriété…) en retour.

Après quelques errances, maladresses et une présence en ligne parfois contre-productive,  je partage aujourd’hui avec vous mes conclusions (et encore: provisoires, comme il se doit) en la matière. Lire la suite

Wattpad: une semaine après

Il y a environ une semaine, je décidais d’embrayer le pas à de nombreux auteurs que j’apprécie et que je suis sur d’autres réseaux sociaux. Passé l’engouement initial, quelques expérimentations, et assez peu de contacts enrichissants par rapport à ceux que j’avais déjà, vient l’heure de dresser un premier bilan (rassurez-vous, je ne prévois pas d’en refaire ni à court terme ni à plus longue échéance).

Pour commencer, je dirais que pour découvrir ce réseau social dédié aux auteurs, lecteurs et fanfictionneurs, j’ai rédigé une courte nouvelle. Elle se nomme Zombie Kebab, et il est bien évidemment question de zombies, mais selon un angle de vue qui me paraît assez inédit. Je vous invite à aller la découvrir sur Wattpad, mais je vous préviens qu’elle est parfois un peu trash et violente. Mais le ton, son antihéros et quelques pointes d’humour parsemant le texte devraient toutefois vous en faciliter la lecture. Pour public averti, malgré tout, donc.

Veuillez toutefois noter qu’il s’agit d’un premier jet, qui sera retravaillé, peut-être bouleversé, avant d’atteindre le niveau de qualité qui me décidera à le placer en auto-édition sur mes plateformes habituelles. Lire la suite

Wattpad: j’arrive!

Il parait que Wattpad est le Facebook des auteurs: lecteurs et auteurs s’y retrouvent, tissant des liens privilégiés, les uns pour bénéficier assez tôt d’un retour sur leurs oeuvres en cours de rédaction, les autres pour avoir la primeur de futures publications.

Ça tombe mal, j’aime pas Facebook.

Mais le toujours très curieux Neil Jomunsi s’est fendu d’un billet au sujet de cette plateforme, qui m’a incité à y jeter un oeil. Des travaux en cours présentés par Thierry Crouzet ou Martin Page ont achevé de me convaincre d’aller y fourrer mon nez.

Voici donc ma page sur Wattpad: @oliviersaraja Soyez encore un peu patient, une idée de nouvelle est en train de couver dans mon cerveau tortueux, spécialement pour les usagers de cette plateforme!

Antidote: une approche productive?

Depuis que j’ai reçu le logiciel Antidote, j’en ai fait un usage irrégulier. Non pas parce qu’il n’est pas utile, mais parce que je préfère ne pas l’avoir dans les pattes, lorsque j’écris, afin de me concentrer sur mes mots, et non pas sur leur correction.

Du coup, j’ai tendance à l’utiliser en toute fin. En particulier, je viens de terminer l’écriture d’une nouvelle, nom de code #SanctumCorpus, dont vous pouvez trouver le prologue sur ce blog. C’est donc le moment de mettre en œuvre ce fabuleux logiciel, pour en traquer les fautes et erreurs, mais aussi pour en traquer les problèmes de style.

antidote-hd_0 Lire la suite

Projet de série Lady Bradsley: refus de l’éditeur

Zut. J’aurais préféré revenir vers vous avec une bonne nouvelle. Malheureusement, l’éditeur qui étudiait la série consacrée à Lady Bradsley l’a déclinée.

Le projet de série est déjà entre les mains d’un deuxième éditeur, donc tout espoir n’est pas perdu, même si j’avoue (logiquement) être un peu déçu. J’étais raisonnablement confiant, bien que conscient que des modifications éditoriales seraient peut-être nécessaires : il s’agissait après tout de ma première nouvelle. J’espère désormais que l’écriture des épisodes suivants, ainsi que celle du one-shot #Vegetal, m’a permis d’enrichir ma technique et mon style, et que je serais en mesure de sortir ma modeste œuvre de l’ornière.

Je reprends donc le travail sur le premier épisode, pour traquer et éliminer les défauts pointés par l’éditeur. Parmi ceux-ci : le manque d’immersion dans l’environnement, et le manque d’attachement aux personnages. Mazette. Pas des défauts parmi les moindres, que je pensais pourtant avoir retravaillé, bêta-lectures et bêta-corrections à l’appui. Je soumettrai la prochaine mouture à l’attention bienveillante des grenouilles de CoCyclics, pour en avoir le cœur net et ne laisser aucune place au hasard.

Merci malgré tout à l’éditeur d’avoir étudié mon projet, les échanges qui ont entouré le lancement de cette série ont été aussi agréables qu’enrichissants. Je ne regrette rien, et me remets immédiatement à l’œuvre.